Le minotaure contemporain est un trader tirant profit de ses instincts, il est milliardaire, s’habille chez les stylistes les plus côtés, boit des vins millésimés. Son labyrinthe maintenant mondialisé est devenu un gigantesque terrain de jeux où s’expriment librement ses blessures, ses colères et son irresponsabilité.
Sa véritable prison est intérieure, parce que pouvoir satisfaire toutes ses pulsions ne résoud pas les questionnements essentiels : qui suis-je, comment me connecter à l’autre ?
Le minotaure c’est toi, c’est moi, il vit nos pulsions les plus enfouies, celles que nous croyons avoir réussi à dominer pour bâtir une société, oubliant que cette animalité s’exprime toujours en nous et façonne notre monde, cachée sous un fin vernis civilisé.
Le minotaure est notre arrogance, notre irresponsabilité, notre goût immodéré de l’argent, la compétition, la recherche de l’âme soeur, l’individualisme, la solitude, les rêves de gloire et de luxe, l’insatisfaction permanente, la dépendance à la technologie et aux drogues, la rationalité et les croyances, la violence et les frustrations.
C’est notre pouvoir de changer le monde que nous avons choisi de gaspiller en s’achetant des distractions.
L’angoisse à l’état brut !
Les opportunités se révèlent être une petite salle vide, limite un placard. Enfin, c’est drôle, c’est comme cela que ça me frappe. Pauvre Mino.
Par contre, le travail des couleurs assombries font que le dessin percute vraiment par son aspect plus sombre que les précédents.
On attend la suite avec impatience. Mais encore une fois : Pauvre Mino !
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